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Test du jeu Shadow of the Colossus (Remake PS4)

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Une histoire mystérieuse

Comme écrit dans le précédent article sur Shadow of the Colossus, il faut savoir que je n’ai jamais joué ni à la version PlayStation 2, ni à son remastered sur PlayStation 3. C’est donc avec joie (et un peu d’appréhension), que j’ai pu découvrir un titre mythique, aux dires de la grande majorité des joueurs qui ont eu l’occasion de le faire sur PlayStation 2.

Passé la cinématique d’introduction, on apprend que le héros, s’est rendu sur des terres interdites dans le but de ressusciter une jeune femme victime d’une malédiction. Une mystérieuse entité répondant au nom de Dormin nous explique qu’il est capable de la faire revenir d’entre les morts à condition que le joueur terrasse seize colosses, disséminés un peu partout sur ces terres.

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© Sony

 

 

À première vue, la trame scénaristique est des plus banales : un jeune homme désireux de sauver une jeune femme en détresse. Pourtant, plus les colosses tomberont, plus le joueur s’interrogera. Pourquoi ces terres sont interdites ? Qui est ce Dormin ? Que symbolisent ces amas d’ombres que notre personnage semble absorber à chaque colosse vaincu ? Autant de questions qui ne trouveront pas forcément de réponses à la fin de l’aventure, laissant le joueur se faire sa propre interprétation.

Et c’est probablement là que Shadow of the Colossus marque son premier point : le titre vous occupera l’esprit même après l’avoir terminé. Pour preuve, j’ai écumé pas mal de forum pour confronter ma théorie à celles des autres …

Un univers … riche ?

Seize colosses, pas un ennemi de plus. Jusqu’au trois quart du jeu, deux PNJ : une femme morte et une entité mystérieuse. C’est tout. L’univers de Shadow of the Colossus est-il vide pour autant ? Non.

Prenons la série des Dark Souls. Le joueur qui se contentera de vaincre les boss les uns après les autres sans réflexion sur l’univers du jeu s’accordera à dire que la trame scénaristique est illogique et l’univers incompréhensible. Pour Shadow of the Colossus, c’est pareil.

Certes, le jeu est avare en dialogue et ne propose pas de quêtes secondaires, vous forçant à traquer un à un les colosses pour progresser dans l’histoire. Cependant, si vous vous y penchez vous découvrirez un monde vaste, riche de détails logiques qui vous permettront de comprendre dans quoi on évolue.

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© Sony

 

Une ambiance colossale

On s’attaque à ce qui est très probablement le plus gros point fort du jeu. Fumito Ueda, à la tête du projet Shadow of the Colossus aurait déclaré vouloir se débarrasser de tous détails sans importance pour se concentrer sur l’essentiel. L’interface à l’écran est quasiment inexistante et reflète bien son choix, sublimant au passage la beauté des paysages. On se perd parfois à contempler un lac, à écouter le bruit des branches craquer sous nos pieds quand on traverse une forêt. Autant de paysages faisant naître en nous un sentiment de liberté, de sérénité ou de mélancolie. Jamais une OST ne m’avait autant émerveillé : les musiques accompagnent tellement bien les affrontement qu’on en reste bouche bée.

Vos seize adversaires seront d’ailleurs plus grandioses les uns que les autres, demandant réflexion et analyse de l’environnement … le tout saupoudré d’une mise en scène tout simplement exceptionnelle ! Oui, on se sent véritablement minuscule quand on entame notre ascension sur ces géants de pierre et on ne pourra compter que sur notre fidèle destrier Agro, notre arc ou notre épée pour en venir à bout.

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8
Génial

Le mot de la fin

Aussi génial que je l’ai trouvé, Shadow of the Colossus ne s’adresse pourtant pas à tout le monde. Quand certains s’ennuieront, d’autres y verront un monument du jeu vidéo, onirique et poétique à souhait. Ce jeu raconte avant tout une histoire.

Seuls défauts à mon sens : la caméra, souvent capricieuse et une durée de vie assez courte (7h de jeu sur mon premier run). Mais devant la qualité du titre et de sa mise en scène frôlant la perfection, on ne peut que s’incliner. Chapeau, Monsieur Ueda.

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  • Note 8

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